Menu
24 > 29 avril 2018

Conférences

Mercredi 25 Avril 2018

1. FEMMES !

Auteures, compositrices, interprètes !

Cette première table ronde expliquera pourquoi le Printemps de Bourges a souhaité cette année parler des femmes, de leurs combats, de leur art et de leurs sensibilités.

Lors de cette première table-ronde, nous reviendrons en détail sur le parcours imaginé par Radio France en réponse à cette Exclamation! du Printemps de Bourges tout au long de son exposition consacrée aux femmes auteures, compositrices et interprètes. Souvent moins connues ou moins mises en avant que leurs homologues masculins, les femmes auteures compositrices et interprètes jalonnent et rythment pourtant l'histoire de la musique moderne. Retour sur leurs parcours, leurs spécificités, de Mireille, à Barbara ou à Brigitte, de Carole King à Alela Diane.

Marraines de l'édition, Brigitte, duo composé d'Aurélie Saada et Sylvie Hoarou s'exprimeront également sur la thématique et parleront de leur rapport à la création.

Avec: Géraldine Sarratia, Eric Tandy, Brigitte – Marraine de l’exposition, Boris Vedel, Radio France


Jeudi 26 Avril 2018

2. ICÔNES !

Que veulent dire les icones et leur féminité, de David Bowie à Beyoncé ?

De Sylvie Vartan qui, dans les années 60, faisait danser les filles dans les « booms » sous le regard un peu inquiet des parents, à Madonna ou Mylène Farmer dont les allures sexy provoquantes changèrent la façon de se comporter dans le monde, elles furent nombreuses les icônes qui contribuèrent à transformer les modes vestimentaires, mais aussi à faire évoluer les mœurs, les regards et les perceptions. Les musiques dites actuelles ont joué un rôle prépondérant dans l'affirmation d'une prise de parole spécifiquement féminine

Chaque génération de femmes a eu ses icônes. Certaines se retrouvèrent dans la noirceur poétique introvertie d’une Barbara ou d’une Patti Smith, d’autres adoptèrent des attitudes punks parce qu’elles se reconnaissaient dans les provocations et les libertés d’une Courtney Love ou d’une Nina Hagen, d’autres aimaient l’image hippie débraillée d’une Janis Joplin. D’autres, au contraire ont « flashé » sur la beauté parfaite des clips de Beyoncé ou sur l’image de David Bowie.

Avec: Eric Tandy, Juliette Katz (Influenceuse et Youtubeuse – Coucou les Girls), Rania Berrada (Brain Magazine), Kashink, L.E.J

Vendredi 27 Avril 2018

3. REPRÉSENTATION !

Les femmes artistes sont-elles plus ou moins libres que les hommes dans leur création ?

Peut-on encore se faire entendre de façon large dans - et via - l’industrie du spectacle sans avoir été auparavant guidée ou contrainte par ses règles ou par un certain conformisme ambiant?

A l’heure d’Instagram, dans une époque où l’esprit d’émissions concours à la Pop Stars a considérablement influé sur les comportements, de nombreuses jeunes chanteuses rêvant de «faire carrière»,est-il encore possible pour une artiste au look, au discours musical original et à la féminité non policée, d’imposer une personnalité forte, audacieuse, voire dérangeante auprès de ce que l’on nomme couramment le «grand public » ? Les Janis Joplin, Nina Hagen ou Courtney Love d’aujourd’hui peuvent-elles encore exister et parvenir à gravir les marches du succès sans que leur parcours soit semé d’embûches et balisé d’interdits? Aujourd’hui, peut-on être une chanteuse, une musicienne, voire une actrice qui bafoue ou fait exploser les normes en vigueur et arriver à imposer sa propre originalité créative si possible sur la longueur? Y a-t-il des contraintes qui pèsent sur la liberté de création?

Autant d’interrogations que les intervenants de cette troisième table ronde soulèveront, analyseront, et détailleront. Autant de questions auxquelles ils tenteront de répondre.

Avec: Eric Tandy, Alela Diane et autres invité.e.s


Samedi 28 Avril 2018

4. FUTUR !

Inégalités de genre et musique : quelles-sont les clefs du changement ?

Girl Power, Riot Grrrl, DJs et productrices Techno qui affirment leur vision musicale propre et leur identité/personnalité… On constate d’heureux progrès depuis l’époque du vieux rock à tendance exclusivement macho et celle des girls band des années 60, lorsqu’un groupe de rock de filles signifiait obligatoirement un producteur leur dictant leur comportement, leur apparence et même leur répertoire… Pourtant malgré ces évolutions notables, les musiques actuelles ne sont toujours pas synonymes d'égalité ou de parité entre femmes et hommes artistes. Le monde de la musique, qui s’est toujours fait écho des sociétés dans lesquelles l’on vit, continue d’être majoritairement masculin. Des preuves ? En 2017, comme l’a constaté la BBC, dans les festivals de rock britanniques, huit têtes d'affiches sur dix étaient masculines. Cette année, encore le très réputé festival Coachella ne comptera que trois têtes d'affiches féminines à son programme, dont Beyoncé.

Alors comment parvenir à une plus juste égalité. Quelles sont les clés du changement ? Faut-il, par exemple, dans les festivals, avoir recours à la discrimination positive ? L'éducation artistique et culturelle, et les modèles d'identification enseignés aujourd'hui peuvent-ils contribuer à transformer la donne ? Quel peut être dans ce contexte, le rôle de l'Etat, d’administrations ou d’institutions ? Autant de questions que nous poserons aux invité.e.s de cette table ronde pour tenter d’imaginer un futur plus égalitaire et paritaire.

Avec : Eric Tandy, Pomme, Faustine Kopiejwski (Cheek Magazine) et Marine De Bruyn (Le Bureau Export - shesaid.so) et autres invité.e.s

Plus d'informations sur la programmation cinéma