Jeudi 23 avril

Rap Souterraine

Rap

“Underground, en français et au féminin »

Création Printemps de Bourges Crédit Mutuel

Qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas de filles dans le rap. Elles sont là, le vrai problème est donc celui de leur visibilité. Ce sont donc cinq rappeuses géniales repérées par le concours de freestyles sur Instagram Rap2Filles et compilées par les passionnés de musique en langue française La Souterraine (dont le deuxième volume sortira en avril). Voici venir Turtle White, Jaï, Ossem, KLI et Amalia !

Turtle White, 24 ans, Montreuil (93), deep trap

Quand on l’a rencontré il y a quelques mois, sa mère ne savait même pas que Turtle White rappait. Aujourd’hui, après quelques scènes ouvertes, celleux qui l’ont vu savent : c’est brut et évident, Turtle White a une belle carte à jouer pour le futur de la trap authentique.

Jaï, 19 ans, Saint-Brieuc (22), rap pop

C’est la plus jeune de la soirée : pour tout dire, Jaï n’est pas vraiment une rappeuse, c’est plutôt une pop star en devenir (la route est longue), avec son look, son flow chanté, son genre musical hybride et puis sa détermination – elle est parmi les freestyleuses les plus productives sur les concours instagram, 3 ou 4 participations par mois. Étudiante, elle est aussi dans l’effectif de ligue 1 féminine de l’En Avant Guingamp.

Ossem, 24 ans, Belleville (75), classique rap

Les 2 premiers sons d’Ossem s’appellent Haine et Enfer – et on comprend immédiatement l’urgence et le rôle cathartique du rap pour Ossem. Elle est originaire de Montpellier et vit à Belleville à Paris où elle est serveuse à mi-temps dans un bar. Le reste du temps Ossem travaille à sa carrière commando en autodidacte entamée il y a moins d’un an.

KLI, 25 ans, Hautmont (59), rap sentimental

Dans la vraie vie, elle « enchaîne épreuve sur épreuve jusqu’à [se] péter le dos à l’usine » – KLI est Coralie et travaille à la chaine dans l’industrie agro-alimentaire. Si ses premiers freestyles datent d’il y a 2 ans, elle n’a encore jamais fait de scène.

Amalia, 20 ans, Marseille (13), rap marseillais

Amalia perpétue la tradition du rap de Marseille : son flow roule et rebondit sur des instrus résolument old school – mais attention, le bon old school, populaire et qui remue l’âme, tantôt sentimental, souvent conscient.

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